Je rencontre quelques soucis au cours du projet de création d’une PCLinuxOS Openbox Mini, construite sur une iso minimale (core) en ligne de commande, nommée cli.iso.
Le problème est relatif à la gestion du lancement des services. Il y a « quelque chose » qui dérègle l’ordre dans lequels les services sont lancés.
À suivre… sur le forum pclinuxos.com, section « Zenmini-openbox-etc… etc… »
Auteur/autrice : Mélodie
Budget Telecom FAI… de pointe
Ayant le souhait de changer de FAI, pour cause de tiédeur – mon FAI actuel a des sautes d’humeur dans la connexion et je n’aime pas ça du tout, aussi un nouveau provider… euh, fournisseur de connexion le remplacera-t-il certainement bientôt.
Le choix étant de plus en plus ténu, je vais tout de même voir du côté de mon fournisseur de téléphonie. Après tout côté téléphone ça fait quelques années que les factures sont tout ce qu’il y a de plus raisonnables.
Et là dans les CGU : Conditions Générales d’Utilisation, d’un coup c’est LE DRAME. Bientôt personne ne pourra plus accéder à leurs services ! En effet, à la date tout de même récente du 22/07/2010 dans les conditions applicables on peut lire:
1.5.1 Le Client doit disposer :
– d’une Ligne éligible à l’ADSL.
– d’un ordinateur PC équipé d’un processeur cadencé à 300Mhz minimum et de l’un des systèmes d’exploitation suivants :
Microsoft Windows 98 SE, Millenium, 2000 ou XP et d’une mémoire vive d’au moins 128 Mégaoctets,
– d’un port USB actif ou d’un port Ethernet et/ou un équipement Wi-Fi (intégré ou externe de type clé),
– d’une Box spécifique fourni par la Société,
– d’un poste téléphonique à fréquence vocale.
L’utilisation des Services hors du cadre ci-dessus se fera sous l’entière responsabilité du Client et sans garantie ni support technique de la part de la Société.
Voici les références:
http://www.club-budget.fr/Pages/Societe/cgv_club_budget.pdf
J’ai trouvé ça très drôle… pas vous ? 😀
D’autant que seules tournent régulièrement chez nous… des distributions GNU/Linux diverses z’et variées o/ !
PCLinuxOS Openbox beta2
Deux semaines après la version beta1, annoncée dans le billet PCLinuxOS beta1 avec Openbox, je peux annoncer une PCLinuxOS Openbox beta 2. Construite sur la PCLinuxOS Lxde beta2a de Neal, elle est à jour, et contient quelques programmes de plus.
Les programmes en plus : Smplayer, parce qu’il permet non seulement de lire des vidéos, mais aussi des DVD et des CD audios ; Asunder, léger et performant, pour ripper vos CD audios, xcompmgr, pour créer des effets graphiques en toute légèreté.
Quelques raccourcis sont déjà configurés
W+p : démarre le CCP – Centre de Contrôle
W+s : démarre SynapticW+A+p : démarre PCManFM
W+A+u : démarre urxvt
W+A+s : démarre sakuraW+S+s : démarre Sylpheed
W+S+f : démarre Firefox
La lettre W désigne la touche Windows (ici celle de gauche, sinon ce ne serait pas très pratique) ; la lettre A désigne la touche Alt (celle de gauche aussi est conseillée) la lettre S désigne « Shift » : la touche que vous trouvez au-dessus de Ctrl, sur la gauche du clavier.
Par défaut, les touches W+w affichent le menu client combiné : c’est à dire la liste des applications lancées, chacune respectivement sur le bureau où vous les avez placées. Les touches Ctrl+flèche droite ou gauche, vous font passer d’un bureau à l’autre. W+barre d’espace affiche le menu principal.
Pour en savoir plus, vous pouvez parcourir le fichier ~/.config/openbox/rc.xml, où vous découvrirez les autres combinaisons (A+F4, A+F1, A+Ech etc… )
/! Vous serez peut-être étonnés de découvrir dans le menu général une ou deux entrées qui visiblement ne font rien : en particulier, le menu Openbox > Reconfigure. Il s’agit d’un raccourci graphique, pour la commande
openbox – -reconfigure
Cette commande vous servira à modifier le comportement de Openbox après un changement dans le fichier rc.xml. Quand vous modifierez, ajouterez, ou supprimerez des raccourcis claviers dans ce menu, et que vous vouliez vous en servir tout de suite, sans recharger la session graphique, alors vous sélectionnerez ce menu. Vous ne verrez ni une fenêtre s’ouvrir, ni un message s’afficher, sauf si vous avez fait une erreur de syntaxe dans le fichier rc.xml. Par contre vos nouveaux raccourcis seront opérationnels tout de suite.
Voici quelques captures d’écran illustrant l’installation et quelques-unes des fonctions décrites ci-dessus, de la version PCLinuxOS 2010 Openbox beta2.
[nggallery id=7]
Je remercie chaleureusement Neal pour son soutien et ses conseils techniques, Sproggy pour son offre de s’occuper du thème, Slick50 pour son paquet openbox-menu, kido pour son logo Openbox, arthefact pour ses offres de fond d’écran, les membres fidèles du chan #pclinuxos-fr sur le serveur freenode, qui m’encouragent et contribuent, sans oublier l’équipe principale de la distribution PCLinuxOS.
Quelques liens:
Site web PCLinuxOS
Forum du site PCLinuxOS
Section francophone : French
http://mypclinuxos.com Site des projets communautaires, « My PCLinuxOS » Fermé pour cause de vandalisme et de SPAM
http://mypclinuxos.com/forum/index.php Forum du site My PCLinuxOS Fermé pour cause de vandalisme et de SPAM
PCLinuxOS beta1 avec Openbox
Depuis quelques jours je me suis mise à la construction d’une version PCLinuxOS avec le bureau basé sur des éléments légers : Openbox, feh, PCManFM, Tint2, et Openbox-menu (menus dynamique de type pipe-menus, dont vous trouverez les liens dans ce billet).
L’équipe de développement principale et plusieurs membres de la communauté PCLinuxOS travaillent à la mise au point de la prochaine version 2010, avec une version officielle comportant KDE4, et des versions communautaires pour chacun des environnements de bureau les plus utilisés, Gnome, Xfce, Lxde, E17.
Cela m’a donné envie de proposer une version très minimaliste, basée sur les configurations astucieuses de Calimeroteknik et sur l’outil menus dynamiques de mimas, un programme qui change tout dans l’utilisation de Openbox !
Voici un aperçu de quelques éléments:
- Des menus dynamiques
- Des raccourcis claviers préconfigurés
- Une certaine transparence
- Un panel ultra-léger : Tint2
- Fond d’écran affiché au choix par PCManFM ou par feh (là c’est PCManFM, ainsi des icônes peuvent être affichées sur le bureau), avec feh vous pourrez avoir un fond changeant…
Par dessus tout, la légèreté de Openbox, et les fameux outils de l’excellente distribution GNU/Linux, PCLinuxOS.
Voici une petite suite de captures d’écran, juste un avant-goût. Dans la première bêta 1, il y a GDM au login, et non Slim comme dans ces captures.
[nggallery id=6]
Quelques raccourcis claviers
Image 7 : pour voir les applications lancées sur les différents bureaux, les touches Windows+w seront pressées simultanément
Image 8 : les touches Ctrl+flèches droite et gauche permettent de naviguer d’un bureau à l’autre
Image 9 : le clic droit, utilisé sur le bureau ou sur le panel, offre l’accès aux menus dynamiques (disponible aussi sur Code Google)
Puis quelques-unes des applications installés : Sylpheed pour le courriel, Sakura en console principale (qui offre des menus contextuels comme vous pouvez le voir sur la capture), Pino en client multiprotocoles Twitter Identi-ca etc…
Il y a bien sûr PCManFM en gestionnaire de fichiers, et Htop, pour surveiller les processus ! Vous pouvez le lancer directement depuis les menus : vous pouvez le voir sur la capture numéro 9. Remarquez aussi la faible utilisation des ressources dans cette machine virtuelle, par rapport au diverses applications lancées, visibles sur le panel.
Sur la capture numéro 15, notez les menus pour éteindre, redémarrer, se déconnecter, et mettre en veille. L’hibernation n’y est pas, c’est volontaire. C’est une action pouvant présenter certains dangers pour le système, si elle est mal employée. Ceux qui voudront employer l’hibernation la configureront par la suite… 🙂
Tester cette version
Vous trouverez le lien sur le fil de discussion dédié, sur le forum de la communauté PCLinuxOS, Mypclinuxos.com : Openbox version.
Fermé pour cause de vandalisme et de SPAM
N’oubliez pas que c’est une version beta, basée sur la beta1, et prochainement une beta2. Ne comptez pas la garder pour l’utiliser après les dernières mises à jour, le résultat ne serait pas garanti.
À suivre…
Xorg auto et mon driver graphique
Voici une ligne de commande magique pour découvrir ce que la configuration automatique de Xorg a prévu d’utiliser pour faire fonctionner votre carte graphique:
sudo lshw -C video | grep driver
Merci à genii du chan #ubuntu (server freenode) pour l’astuce.
Alors sous Ubuntu Remix, un N210 (chipset NM 10 intégré au cpu),se voit attribuer un driver Intel i915. 😐
Et la résolution est parfaite. Puis le direct rendering fonctionne d’emblée ! Mais où va-t-on s’il n’y a plus à passer du temps à se prendre la tête ni plus rien à configurer ? 😀
Multiboot sur USB
Voici une méthode pour booter tour à tour plusieurs distributions GNU/Linux sur une clé usb. (Sous condition que la machine sur laquelle vous démarrerez le permette, et que vous ayez configuré le démarrage sur USB dans la section de boot du bios)
J’ai une clé usb de 4 Go, et je veux pouvoir démarrer une Ubuntu, une Slitaz, une PCLinuxOS, le tout avec simplicité si possible.
Pour faire les tests au fur et à mesure des essais, j’ai installé qemu et kqemu, j’ai chargé le module kqemu, et lancé cette commande:
qemu -usb /dev/sdc -kernel-kqemu
sachant que la clé usb est vue comme étant /dev/sdc, une fois celle-ci insérée dans le connecteur.
La clé est formattée en fat32 très classiquement et aucun flag n’y est mis au préalable.
Dans la clé, il y a:
boot/grub et dedans les fichiers fat_stage1_5 menu.lst stage1 stage2
Quand on lance la commande « blkid », on peut lire:
/dev/sdc1: UUID= »4ECB-37F6″ TYPE= »vfat »
La partition contenant ce répertoire /boot/grub avec les fichiers dedans est donc vue comme /dev/sdc1
Le fichier menu.lst se compose comme suit:
title Ubuntu Netbook Remix
kernel /casper/vmlinuz boot=casper quiet splash —
initrd /casper/initrd.lztitle Ubuntu Netbook Remix Safemode
kernel /casper/vmlinuz boot=casper safemode quiet splash —
initrd /casper/initrd.lztitle Ubuntu Netbook Remix IDE Generic
kernel /casper/vmlinuz boot=casper quiet splash ide.all_generic.ide=1 —
initrd /casper/initrd.lztitle slitaz
kernel /boot/slitaz/bzImage
initrd /boot/slitaz/rootfs.gz
boottitle PCLxde
kernel (hd0,0)/isolinux/vmlinuz livecd=livecd root=/dev/rd/3 keyb=fr acpi=on vga=788 splash=silent fstab=rw,noauto —
initrd (hd0,0)/isolinux/initrd.gztitle PCLxde Video_SafeMode_FBDevice
kernel (hd0,0)/isolinux/vmlinuz livecd=livecd root=/dev/rd/3 keyb=fr acpi=on vga=788 splash=silent fstab=rw,noauto framebuffer —
initrd (hd0,0)/isolinux/initrd.gztitle PCLxde Video_SafeMode_Vesa
kernel (hd0,0)/isolinux/vmlinuz livecd=livecd root=/dev/rd/3 keyb=fr acpi=on vga=788 splash=silent fstab=rw,noauto vesa —
initrd (hd0,0)/isolinux/initrd.gz
En effet, hormis Slitaz, les deux autres distributions se voient offrir trois menus de boot au choix, pour le cas où l’un échoue, selon les configurations rencontrées.
Si vous recopiez ceci directement depuis l’interface du blog, vous risquez de rencontrer des soucis dûs aux différences d’encodage.
J’ajouterai un fichier à télécharger à la fin de l’article.
Vous allez devoir repérer le nommage de votre clé USB, si vous voulez faire quelque chose d’identique. Si vous avez comme moi, deux disques durs dont un maitre et un slave, plus la clé usb, vous pourriez rencontrer ceci lorsque vous lancerez GRUB (en root dans une console) pour l’installer sur le MBR (premier secteur de disque) de la clé usb:
GNU GRUB version 0.97 (640K lower / 3072K upper memory)
[ Minimal BASH-like line editing is supported. For the first word, TAB
lists possible command completions. Anywhere else TAB lists the possible
completions of a device/filename. ]grub> root (hd
Possible disks are: hd0 hd1 hd2grub> root (hd2,0)
Filesystem type is fat, partition type 0xbgrub> setup (hd
Possible disks are: hd0 hd1 hd2grub> setup (hd2)
Checking if « /boot/grub/stage1 » exists… yes
Checking if « /boot/grub/stage2 » exists… yes
Checking if « /boot/grub/fat_stage1_5 » exists… yes
Running « embed /boot/grub/fat_stage1_5 (hd2) »… 15 sectors are embedded.
succeeded
Running « install /boot/grub/stage1 (hd2) (hd2)1+15 p (hd2,0)/boot/grub/stage2 /boot/grub/menu
.lst »… succeeded
Done.grub>
Notez ces deux lignes au début:
grub> root (hd
Possible disks are: hd0 hd1 hd2
Ci-dessus, après grub> root (hd j’ai juste appuyé sur la touche tab, qui a produit «Possible disks are: hd0 hd1 hd2» en guise de complétion. Puis, lorsque j’ai inscrit à la ligne suivante:
grub> root (hd2,0)
Filesystem type is fat, partition type 0xb
«grub> root (hd2,0)» le shell de GRUB a répondu en précisant qu’il s’agit d’un système de type fat. Ce qui me confortait dans l’idée qu’il s’agissait bien du périphérique USB.
Une fois cela certain, la commande suivante, «setup (hd2)» est ok pour installer GRUB sur le MBR de la clé USB. (Et non pas sur un des disques durs déjà présents dans votre machine… au risque de mettre la pagaille dans le démarrage de vos partitions).
Ce qui va avec ce menu.lst, ce sont les répertoires suivants:
Pour Slitaz, sous le répertoire boot/ :
$ ls slitaz/
bzImage rootfs.gz
Pour Ubuntu, sous la racine de la clé USB:
$ ls casper/
filesystem.manifest filesystem.manifest-desktop filesystem.squashfs initrd.lz vmlinuz
et puis aussi:
$ ls .disk/
base_installable casper-uuid-generic cd_type info
Pour PCLinuxOS, tout le répertoire isolinux, avec son contenu complet et sous la racine de la clé USB, son fichier livecd.sqfs.
Enfin, pour chacune de ces isos, montond les isos en loop : ouvrez une console dans le répertoire où l’iso est située, et en mode administrateur:
mount -o loop image.iso /chemin/vers/point/de/montage
J’ai tenté quelques fois d’utiliser mc et d’entrer directement dans l’image iso, ça semble fonctionner, mais une vérification avec md5sum après la copie m’a montré que c’était une mauvaise idée.
Pour tester, relisez le début de ce billet.
Vous pouvez récupérer le fichier de configuration de Grub: menu.lst (clic-droit, Enregistrer la cible du lien sous )
Internet dans les Hautes Corbières
Pensez-vous que toute la France ait Internet ? Ben oui, surement ! Oh il y a bien encore quelques coins où il n’y a que le RTC, mais de moins en moins direz-vous !
Eh bien détrompez-vous ! C’est à tel point que certaines régions, certains villages ne peuvent même pas fournir une nouvelle ligne téléphonique fixe pour les nouveaux logements, destinés à de nouveaux habitants, qui viennent pour profiter d’une belle région.
Belle région oui, mais quel retard ! Plutôt que de répéter ce qui a déjà été dit, je vous invite à visiter le Blog WordPress (youpi ! un blog WordPress !) sur le Tamtam des Hautes Corbières, (Enfin, un billet), vous verrez, c’est épatant !
Internet dans les Hautes Corbières
Pensez-vous que toute la France ait Internet ? Ben oui, surement ! Oh il y a bien encore quelques coins où il n’y a que le RTC, mais de moins en moins direz-vous !
Eh bien détrompez-vous ! C’est à tel point que certaines régions, certains villages ne peuvent même pas fournir une nouvelle ligne téléphonique fixe pour les nouveaux logements, destinés à de nouveaux habitants, qui viennent pour profiter d’une belle région.
Belle région oui, mais quel retard ! Plutôt que de répéter ce qui a déjà été dit, je vous invite à visiter le Blog WordPress (youpi ! un blog WordPress !) sur le Tamtam des Hautes Corbières, (Enfin, un billet), vous verrez, c’est épatant !
Surfer sans traces selon Riseup
j’ai un hébergement chez Riseup.net depuis une paire d’années, après avoir demandé un hébergement pour une liste de discussions. Je reçois régulièrement le courrier de cette organisation américaine sans but lucratif.
Cette lettre est envoyée en plusieurs langues, et je m’en viens faire un simple copié collé de la partie en français.
Dans le contexte actuel que je nommerais volontiers hystérie sécuritaire, je pense que l’idée de protéger ses informations personnelles n’a rien d’idiot. On surfe ici et là, sans faire toujours attention aux informations que nous générons sur notre passage, et à l’usage que les sites visités peuvent en faire. Pourtant nous devrions nous en soucier…
From: (newsletter at lists dot riseup dot net)
To: (newsletter at lists dot riseup dot net)
Subject: [riseup] newsletter / butlletí/ boletín de noticias / bulletin / Ενημερωτικό δελτίο / biuletyn / boletimDate: Mon, 01 Mar 2010 00:36:06 -0800
Lettre de février 2010
Édition spéciale GoogleÉdition spéciale Google
Sommaire
* Google: intrusif et maléfique
* Comment protéger votre vie privée en ligne ?Google: intrusif et maléfique
—————————–
Le crédo de Google: « don’t be evil » (« ne pas être mauvais »), a été l’une
des clés de la réussite de la compagnie. Quand Google est entré en
scène, il a été le seul moteur de recherche à ne pas privilégier les
pages des annonceurs publicitaires, un facteur significatif de la
progression rapide de Google. Récemment, Le PDG Eric Schmidt précisa que
Google « essaye de ne pas traverser ce que nous appelons la ligne
insidieuse (creepy line) » pour ce qui concerne l’enregistrement de
données personnelles [1]. Peut-être que le nouveau crédo de Google
devrait être « don’t be creepy » (ne pas être insidieux).Cependant, Eric Schmidt n’a pas perdu de temps pour traverser la ligne
insidieuse en décembre quand il a répondu lors d’une entrevue que, « s’il
y a des choses que vous ne voulez pas que d’autres sachent, peut-être
qu’en premier lieu, vous devriez pas les faire ». Ainsi, le numéro un de
l’entreprise possédant le plus de données de surveillance au monde
venait d’annoncer que si vous êtes « innocent », vous ne devriez rien
avoir à cacher. Comme beaucoup de personnes l’ont notée, l’annonce de
Schmidt est hypocrite et dérangeante [2][3]. La logique en est
pratiquement identique à l’affirmation totalitaire qui dit que si vous
voulez la liberté de parole, vous ne devriez rien dire de controversé.Les commentaires d’Eric Schmidt sont particulièrement troublants à la
lumière des récentes modification du plan d’action de Google. En mars
2009, Google a inversé sa politique longuement tenue contre la
surveillance comportementale [4]. Maintenant, Google traque les
habitudes des internautes (que vous soyez inscrits chez Google ou pas)
afin de leur envoyer des publicités mieux ciblées. En février 2010, le
Washington Post révéla que Google avait encore inversé sa politique en
créant un partenariat de partage d’information avec la NSA (l’agence
d’espionnage électronique ultra-secrète du gouvernement américain) afin
de combattre les « cyber-attaques » [5].Dans les deux cas, on nous dit de ne pas nous inquiéter car Google ne
partagera que des données qui auront été anonymisées (c-à-d que les
informations permettant d’identifier les personnes auront été
supprimées). Mais il y a un tas de raison qui devraient nous alarmer. De
récentes recherches ont montré comment les sites sociaux donnent de
larges quantités d’informations personnelles à leurs partenaires
publicitaires [6] et comment il est très difficile de créer un ensemble
de données qui ne puisse pas être désanonymisé [7][8][9].En fait, le département américain de la défense a une nouvelle
initiative basée exactement sur ce principe [10]. Appelé ‘Digital DNA’
(‘ADN numérique’), son but est de développer une base d’empreintes
électroniques ressemblant beaucoup aux bases de prélèvement ADN stockées
par de nombreux gouvernement. Le but en est précisément d’identifier les
individus à partir des données communément admises comme anonymes — les
infimes traces électroniques que nous laissons derrière nous à chaque
fois qu’on utilise un ordinateur.En dépit de tout cela, Google continue d’assurer à ses utilisateurs
qu’il n’y a rien à craindre. Après tout, si vous avez beaucoup de temps
à votre disposition, vous pouvez utiliser le tableau de bord de Google
afin d’ajuster tout un tas de paramètres « auto-contrôlés » de
confidentialité. Le problème est que ce tableau de bord ne s’applique
qu’aux données directement liées à un compte Google et qu’il ignore
toutes les nombreuses façons qu’a Google de retenir des données
personnelles sur vous de manière indirecte et facilement
repersonnalisables. Par exemple, ça ne vous permet pas de supprimer les
données de localisation géographique que Google retient sur vous à
chaque fois que vous envoyez un mail à un utilisateur de Google mail.Google veut notre confiance. Il nous est demandé d’avoir foi en le
magicien derrière le rideau qui contrôle le plus grand assemblage de
données que le monde ait jamais connu. Le nouveau crédo de Google est
clair: « Ne pas être si mauvais que cela puisse être vu ». Nous commençons
à le voir.Comment protéger votre vie privée en ligne ?
—————————————————-Travailler sur cette problématique est véritablement un problème social,
pas un problème personnel. Demander aux individu-e-s de passer beaucoup
de temps à pratiquer une « hygiène de vie privée » (‘privacy hygiene’) est
à la fois impraticable et politiquement douteux. Créer de la vie privée
en ligne, suivant notre opinion, devrait être communément fait en
soutenant les alternatives.Pourtant, nous proposons quelques mesures, essentiellement à « installer
et oublier », qui ne demandent pas une maintenance continue et
fastidieuse.Si vous utilisez Firefox, un navigateur web que nous recommandons
(http://help.riseup.net/mail/#use_firefox), vous pouvez installer
diverses extensions à utiliser en surfant. Firefox est un logiciel
libre, et des membres de la communauté ont écrit des logiciels pour y
ajouter de nombreuses fonctionnalités, et tout le monde peut télécharger
ces extensions (voir https://addons.mozilla.org/ pour plus
d’informations sur les extensions de Firefox).Voici quelques extensions Firefox que nous recommandons:
* GoogleSharing (https://we.riseup.net/help/googlesharing)
* Targeted Advertising Cookie Opt-Out (TACO) (http://taco.dubfire.net/)
* Adblock Plus (http://adblockplus.org/en/)Vous pouvez également effectuer vos recherches web sur
https://ssl.scroogle.org/—————————————————-
[1] « Google trying not to cross ‘the creepy line' »
http://news.cnet.com/8301-30684_3-10392435-265.html[2] « Google CEO Eric Schmidt Dismisses the Importance of Privacy »
http://www.eff.org/deeplinks/2009/12/Google-ceo-eric-schmidt-dismisses-privacy[3] « My Reaction to Eric Schmidt »
[4] « Privacy Groups Rip Google’s Targeted Advertising Plan »
http://www.pcworld.com/businesscenter/article/161086/privacy_groups_rip_googles_targeted_advertising_plan.html[5] « Google to enlist NSA to help it ward off cyberattacks »
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/02/03/AR2010020304057.html[6] « Social networks make it easy for 3rd parties to identify you »
http://arstechnica.com/security/news/2009/09/which-user-clicked-on-viagra-ads-ask-myspace-and-facebook.ars[7] Mielikäinen, Taneli. 2004 « Privacy Problems with Anonymized
Transaction Databases ».
http://www.springerlink.com/content/rukljup9muhtrpcu/[8] Shmatikov, Vitaly and Arvind Narayanan. 2008. « Robust
De-anonymization of Large Sparse Datasets (How To Break Anonymity of the
Netflix Prize Dataset) ».
http://www.cs.utexas.edu/~shmat/shmat_oak08netflix.pdf[9] Shmatikov, Vitaly and Arvind Narayanan. 2009. « De-Anonymizing Social
Networks ». http://www.cs.utexas.edu/~shmat/shmat_oak09.pdf[10] »Pentagon Searches for ‘Digital DNA’ to Identify Hackers »
http://www.wired.com/dangerroom/2010/01/pentagon-searches-for-digital-dna-to-identify-hackers/
Le conseil pratique de Riseup consiste à installer deux plugins pour Firefox, ce que je me suis empressée de faire.
Télécharger sans en perdre
Comment s’assurer qu’un téléchargement sera bien fait ?
Quand vous avez une distribution GNU/Linux à télécharger, ou un Logiciel libre pour Windows ⁽™⁾, ou un fichier quel qu’il soit, dont l’intégrité compte pour la suite de ce que vous voulez faire, se pose le choix du programme à utiliser.
Avez-vous un logiciel assurant l’intégrité des téléchargements ? Si c’est
non, prenez celui-ci (la version lite peut suffire):
http://www.freedownloadmanager.org/download.htm
(bien entendu, il est sous une licence libre, reconnue par la FSF (Free Software Foundation)
à moins que vous ne veuillez le faire en ligne de commande avec wget.exe (si vous aimez vous prendre le chou avec des programmes de geeks) : http://users.ugent.be/~bpuype/wget/
Vous pouvez aussi le télécharger directement, en ce cas choisissez un
navigateur web qui ne perde pas des portions de données pendant le téléchargement (contrairement à un certain ‘e’ bleu, même s’il a une écharpe jaune maintenant) par exemple Kmeleon ou Firefox, ou Flock…